| CAC 40 | Perf Jour | Perf Ytd |
|---|---|---|
| 7380.74 | +0.92% | -2.15% |
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| Auris Gravity US Equity Fund | 32.90% |
| Jupiter Merian Global Equity Absolute Return | 8.82% |
| Pictet TR - Atlas | 8.61% |
| AXA WF Euro Credit Total Return | 8.53% |
| Cigogne UCITS Credit opportunities | 5.90% |
| Exane Pleiade | 5.84% |
| Sanso MultiStratégies | 5.43% |
| Candriam Bonds Credit Alpha | 4.64% |
| DNCA Invest Alpha Bonds | 3.47% |
| Fidelity Absolute Return Global Equity Fund | 3.42% |
| Syquant Capital - Helium Selection | 3.35% |
| Candriam Absolute Return Equity Market Neutral | 2.81% |
| H2O Adagio | 0.67% |
| M&G (Lux) Episode Macro Fund | -1.67% |
| Vivienne Bréhat | -9.56% |
Un fonds phare de la Financière de l’Echiquier passé à la loupe

Olivier de Berranger, gérant du fonds Echiquier Arty.
H24 : Pouvez-vous nous présenter Échiquier Arty ? Qu’est-ce qui le distingue notamment des autres fonds patrimoniaux connus en France ?
Olivier de Berranger : Echiquier Arty est un fonds diversifié dont la première particularité est d’être investi exclusivement en Europe. C’est un fonds qui a l’avantage d’être très simple, n’étant investi que dans le capital d’entreprises européennes à travers des actions (jusqu’à 50% du portefeuille) et des obligations "investment grade" ou "high yield", tout en conservant une part de cash.
Nous utilisons parfois des couvertures pour réduire tactiquement l’exposition du portefeuille aux marchés actions, ou réduire la duration de la poche obligataire, mais de manière plutôt modérée.
Le fonds est donc à mi-chemin entre un fonds patrimonial "long only" et un fonds au contraire très actif sur la gestion de son exposition aux actions, autrement dit un juste milieu par rapport aux deux grands styles de gestion des fonds patrimoniaux français auxquels Arty est souvent comparé.
De manière plus globale, les trois principaux points forts d’Echiquier Arty que l’on met souvent en avant sont 1) la simplicité, 2) la mobilité en pouvant changer de stratégie d’investissement en cours d’année, et 3) le track record puisque le fonds a désormais un historique de plus de 8 ans.
H24 : Vous parvenez à battre votre indice de référence composite depuis le début de l’année. D’où vient cette génération d’alpha ? Quels ont été vos paris gagnants depuis le début de l’année ?
O. de B. : La surperformance générée depuis le début de l’année vient principalement de notre capacité à être mobiles, avec une gestion active qui a profité à la performance globale du fonds.
Sur la partie actions, Echiquier Arty suit une allocation de style proche de celle du fonds Echiquier Agressor. Nous avons ainsi notamment changé notre principale cible d’investissement à partir de l’été, en vendant plusieurs valeurs de croissance qui avaient bien performé, pour nous concentrer sur un style de gestion davantage "value" de manière à profiter du rebond des valeurs cycliques.
Par ailleurs, début juin, l’exposition du fonds aux marché actions a été réduite à l’approche du Brexit, ce qui nous a plutôt profité.
Une troisième raison tient à la partie obligataire, où la duration moyenne a récemment été réduite de 3,5 à 2,5 ans, ce qui a limité dans le portefeuille l’impact de la très récente remontée des taux. Le moteur obligataire d’Arty a toujours été le crédit plutôt que la duration.
H24 : Quelle est votre exposition aux valeurs financières ?
O. de B. : Sur la partie actions, nous sommes exposés au secteur bancaire à hauteur de 7-8%, contre environ 10% au sein de l’indice de référence du fonds. Nous sommes donc légèrement sous-pondérés sur les actions de ce secteur.
En revanche, si nous sommes sous-pondérés sur les banques de la zone euro, nous surpondérons les assurances. Par ailleurs, dans notre poche obligataire, nous sommes surpondérés sur les obligations des banques européennes.
H24 : D’où vous vient cet attrait pour la dette bancaire européenne ?
O. de B. : Nous sommes surpondérés en obligations subordonnées du secteur financier européen depuis plusieurs trimestres pour deux raisons majeures.
La première raison, c’est que depuis 2011 et plus particulièrement depuis 18 mois, le rendement de ces obligations est supérieur au rendement des autres obligations d’entreprises. Ceci est dû aux inquiétudes récurrentes sur le secteur bancaire et au fait que la banque centrale n’achète pas ce type d’actifs dans son programme de "quantitative easing".
La deuxième raison, c’est que le couple rendement/risque sur ces obligations nous semble intéressant. Les banques ont certes un problème de rentabilité, par exemple à cause de l’absence de pente de la courbe des taux, de la concurrence des fintechs ou à cause de la réglementation, mais en termes de liquidité et de capital, il n’y a guère d’inquiétude grâce au soutien de la BCE. La plupart des banques sont donc loin d’éventuels défauts à l’heure actuelle.
H24 : Quelle est plus généralement votre stratégie sur la partie obligataire, sachant que les taux souverains européens sont souvent négatifs et que l’on dit souvent que les taux ne peuvent désormais que remonter ?
O. de B. : Au sein d’Echiquier Arty, nous n’avons pas d’obligations d’Etat en portefeuille depuis plus de cinq ans. Ces obligations n’ont pas d’attrait et présentent un risque non négligeable en cas de remontée des taux longs. Nous sommes mêmes en position courte sur ces actifs souverains par l’intermédiaire de futures, avec une duration moyenne de -1,5 ans environ de manière à tirer parti de la hausse des taux d’Etat.
La seule raison pour laquelle certains investisseurs achètent encore ces obligations, c’est dans l’espoir de voir les taux descendre encore davantage pour les revendre plus cher ultérieurement. Au point d’ailleurs que, depuis quelques années, les investisseurs ont tendance à acheter des obligations pour parier sur la hausse de leur valeur de marché et faire une plus-value en capital. Les actions deviennent ainsi le seul actif de rendement disponible : c’est l’inverse d’une situation normale !
En tout cas, pour nous, la situation devrait vraiment changer dans un avenir proche avec un renversement de tendance sur le marché obligataire et un mouvement de hausse des taux longs qui s’observe d’ailleurs déjà depuis la semaine dernière.
Cela dit, le rendement de certaines obligations d’entreprises reste toujours intéressant comme nous le disions. La duration moyenne de notre portefeuille d‘obligations d’entreprises est d’environ 4 ans, d’où une duration moyenne du portefeuille obligataire de 2,5 ans en tenant compte de notre exposition positive aux obligations d’entreprises, et négative aux obligations d’Etat.
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Propos recueillis par H24 Finance. Tous droits réservés.
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